Signature d’une convention de prêt pour le financement d’un projet de construction et d’équipement de l'UFR/ST

accord BADEA 1Une délégation de la Banque arabe pour le développement en Afrique(BADEA), conduite par le directeur général, Docteur Sidi Ould Tah, et le ministre de l’Economie, des finances et du développement, Rosine Coulibaly/Sori, ont procédé, le samedi 20 janvier 2018, à l’Université Norbert Zongo de Koudougou, à la signature d’une convention de prêt pour le financement d’un projet de construction et d’équipement d’une Unité de formation et de recherches en sciences et techniques(UFR/ST), et d’une cité universitaire pour le compte de ladite université.

 

 Visites de chantiers, lancement de travaux, etc., c’est bien le quotidien de la délégation de la Banque arabe pour le développement en Afrique(BADEA) dans le cadre sa visite au Burkina Faso.

En effet, partenaire de longue date du pays des Hommes intègres, la BADEA participe à son développement à travers divers financements dans plusieurs secteurs. Alors, s’enquérir non seulement de l’état d’avancement des projets financés, mais aussi renforcer cette « vieille » coopération bilatérale, c’est bien la raison qui justifie ces nombreuses visites de la délégation arabe dans certaines localités du pays. C’est dans ce même cadre que s’inscrit le déplacement de la délégation conduite par son directeur général, Dr Sidi Ould Tah et du ministre de l’Economie, des finances et du développement, Rosine Coulibaly/Sori, dans la cité du Cavalier rouge.

Il s’est donc agi dans ladite cité, de procéder à la signature d’une convention de prêt pour le financement d’un projet de construction et d’équipement d’une Unité de formation et de recherches en sciences et techniques (UFR/ST), et d’une cité universitaire pour le compte de l’Université Norbert Zongo.

Ainsi, le maire de la commune de Koudougou, Mocktar Zongo, disant toute la joie de sa commune d’accueillir ces infrastructures, a également tenu à remercier l’autorité pour la délocalisation de la signature de convention. Il a par ailleurs promis de tout mettre en œuvre pour dégager l’espace nécessaire pour la réalisation du projet.


Pour le premier responsable de l’Université, le Pr Nicolas Barro, c’est de même avec un grand plaisir qu’il dit accueillir cet acte du partenaire et du ministère des finances. Aussi, rappelant la capacité et la place de son Université au Burkina Faso, il montre déjà son impatience quant à la réalisation des infrastructures. « L’Université Norbert Zongo est la deuxième Université au Burkina Faso avec près de 30 000 étudiants(…), nous avons hâte de voir le projet se concrétiser », a fait savoir le président de l’Université.

 

Justin Nébié, délégué général de l’UFR/ST de l’Université Norbert Zongo, qui dit approuver la signature de la convention parce qu’elle va servir à réduire les peines vécues sur le campus, ne s’est tout de même pas gardé d’égrener ces peines. C’est ainsi qu’il lâche entre autres difficultés : « L’Université Norbert Zongo connait un déficit criard d’infrastructures ; nous avons seulement 915 étudiants logés en cités universitaires, etc. », a déploré le délégué général de l’UFR.

Alkassoum Maïga, ministre de l‘Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, a salué cette initiative de délocalisation de la signature de convention qu’il a d’ailleurs qualifiée de première dans leur milieu. Tout en faisant le rappel du nombre d’étudiants arrivés dans les Universités publiques du Burkina au titre de l’année en cours (28 000 et 3 000 en provenance de la Côte d’Ivoire), il a dit toute sa reconnaissance au partenariat entre l’institution financière et le ministère de l’économie. Et surtout pour l’attention portée à ce secteur sensible qu’est l’enseignement supérieur. S’adressant aux étudiants, il les a invités à s’inspirer du vécu de l’illustre disparu Norbert Zongo ce, en réfléchissant et en agissant comme lui.

Quant à celui qui a conduit cette délégation de la Banque arabe pour le développement en Afrique(BADEA), Dr Sidi Ould Tah, il a été question de revenir sur la qualité du partenariat : « Le partenariat entre la BADEA et le gouvernement du Burkina Faso est un partenariat très fort, diversifié ». Il a apporté après des précisions sur les priorités de la coopération bilatérale. « Conformément au Plan national de développement économique et social(PNDES), le secteur de l’enseignement supérieur a été retenu comme une des priorités de l’action conjointe de la BADEA et du gouvernement du Burkina Faso », a déclaré le directeur général. Pour ce dernier, la signature de cette convention est la preuve réelle de l’importance qu’accorde le gouvernement du Burkina et son institution à l’enseignement supérieur. Il a terminé son propos par des promesses. « Cette importance accordée à ce secteur par nos deux institutions se manifestera sous d’autres formes et interventions », a promis Dr Sidi Ould Tah. 

Tambi Serge Pacôme Zongo(Stagiaire)

Lefaso.net

http://lefaso.net/spip.php?article81549

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